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lundi 25 août 2014

Thank you so F***ing much !



Hello ! 

Ca y est, c'est fini, à l'année prochaine !

Quelle édition riche en tout que ce Rock en Seine 2014.

Ca commmence à 15h30, ce vendredi, avec le petit nouveau Jessica 93.
Une allure à la Kurt Cobain, pas un sourire - pas nécessaire - des nappes de musique rajoutée à la pédale.
Tout seul sur scène, Geoff de son petit nom, sort un son saturé, trippant, une bande originale rêvée pour un Basic Instinct moderne.
Un gros coup de coeur, le premier du week-end.

Quelques petites choses anecdotiques après (dont Tiger Bell, juste mignon), on réécoute (après la session Beauregard de juillet), la pop culte et sucrée de Blondie.
Moquée sur les réseaux sociaux, parce qu'âgée de 70 ans (rappelons que seul le jeune a les faveurs du public ces dernières années...), Debbie Harry a certes une voix vieillie, mais assure toujours sur les tubes Atomic, un Rapture qui sent bon le Studio 54 et même le récent A rose by any name.

On se rue Grande Scène pour voir, pour la énième fois, la grande messe hystérique qu'est The Hives. L'énergie et le charisme du leader aux yeux fous fait l'équilibre avec le son, désastreux.

Passage à Die Antwoord, parce que curieuse. Je tiens trois morceaux : volontairement malsain, les "fuck me" de Yolandi, piaillés avec une voix de petite fille m'hérissent le poil.
Je fuis.
Mais la grande majorité du public de Rock en Seine a visiblement adoré.

Cette première journée se finit avec ma grosse attente du festival, Trentemoller.
Cette sombre clarté qui s'écoule de la Cascade et les Arctic Monkeys qui sévissent sur la Grande Scène, me permettent de rester une heure, accrochée à la barrière, au premier rang.
L'extase totale d'un sublime Shades of marble, dès les commencements du set, rejoint le coup de maître d'un Moan marié au Lullaby de The Cure, le tout célébré par la délicieuse Marie Fisker.

Samedi, j'écoute Junip d'une oreille, c'est charmant, mais je ne suis pas cliente de l'esprit folk.  

St.Paul and the Broken Bones est une immense révélation, une présence et une voix impressionnantes de cet ex-prêcheur de l'Alabama (si si).
Le set se termine sur une reprise de Try a little tenderness époustouflante.  

The Ghost of a Saber Tooth Tiger, mené par le culte malgré lui Sean Lennon, est un ravissement pour les oreilles, la voix curieuse et presque féminine du fils de... se prêtant à l'esprit psyché 70 de l'ensemble.
Mais on entend trop peu la très belle Charlotte Kemp.

A 21h, on se dit qu'on nous y prendra plus, qu'on sait bien que Portishead, c'est tellement beau, que c'est à peine humain.
Ca fait 20 ans qu'on le sait (le groupe joue le jour de son propre anniversaire).
Mais rien y fait.
Un sens de la vidéo qui tient du génie, un son imparable, des musiciens virtuoses et une Beth Gibbons accrochée à son micro comme une noyée en sursis.
Rien n'a bougé depuis le légendaire Roseland, de la voix à l'émotion.
Miraculeux.  

The Horrors, qui finit notre samedi, est une immense bonne surprise pour l'amoureuse des 80's que je suis.
Je reconnais un esprit Duran Duran nappé de belles guitares, le chanteur a une voix sublime et frappante.
Parfait !

Dimanche, déjà sur les rotules, je découvre Airbourne, son énergie, son mur d'amplis et son leader rafraichissant, tout est premier degré et génial.  

Warpaint est une énorme déception. Certes je reste sur les propos sexistes prononcés par la leader du groupe, il y a quelques mois, mais la musique est aussi prétentieuse que les quatre acolytes et leurs couinements n'ont aucun intérêt à mes oreilles.  

Janelle Monae est une mini bombe à fragmentation, énorme et toute petite à la fois, un vrai sens du spectacle et une voix d'une justesse et d'une puissance imparables.
Mais on le savait déjà.

Il est 19h45 et je n'attends qu'elle, la créature Lana Del Rey.
Certes, elle est aidée par des samples de voix, certes.
Mais la grâce, la fascination et l'immense générosité du personnage me fascinent.
La voix est juste, les clopes s'enchaînent aux doigts sertis de faux ongles de celle qui s'est complétement créée.
Et Summertime Sadness m'achève.
Le show (des vidéos d'un Los Angeles fantasme accompagnent les douces litanies à la Badalamenti) se termine sur un beau National Anthem, étiré par ses musiciens, tandis que Lizzy, descendue dans le public, distribue baisers et selfies partagés, pendant bien un quart d'heure.

La Roux a une énergie étincelante, fluorescente et Kavinsky prend tout son sens dans la nuit noire.

Retour en plein après-midi sur l'honnêteté punk de Brody Dalle, madame Josh Homme (lequel, sur le côté de la scène, est tout sourire est fierté).
Ca rugit, c'est dansant, elle est extraordinaire, avant de résumer cette édition à l'issue d'un set brillant : "Thank you so fucking much !"


See U !






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Tout/everything : vintage
Top : H&M Trend (old)
Chaussures/shoes : Doc Martens